« Une crise dans une crise » : Premières Nations et COVID-19

« Une crise dans une crise » : Premières Nations et COVID-19

Les rues sont calmes ces derniers mois dans la communauté innue de Pessamit sur la Haute-Côte-Nord. Marie-Louise Picard, une enseignante à la retraite, est assise dans son salon et se désole de ne voir personne à l’extérieur : « Habituellement, j’ai toujours la visite de mes sœurs chez nous. […] Les gens de Pessamit sont très proches. C’est sûr que ça nous manque de sortir. Là, nous sommes bien obligé(e)s de rester [à l’intérieur], c’est pour notre bien-être. Il ne faudrait pas être malade parce que cette maladie-là, c’est quelque chose ».

Tout comme Marie-Louise Picard, le Conseil des Innus de Pessamit est conscient du danger que la pandémie de COVID-19 représente pour la communauté. Des mesures drastiques ont été imposées aux résident(e)s : une guérite a été installée à l’entrée du territoire et, jusqu’à la dernière semaine d’avril, seuls les camions qui amenaient la nourriture pouvaient entrer et sortir. Alors qu’au plus fort de la première vague de la pandémie, la population québécoise allochtone pouvait se déplacer à l’intérieur de régions délimitées par des barrages, la collectivité située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Baie-Comeau était cloisonnée du reste du monde.

Un fossé à combler

Dès le début de la crise de la COVID-19, l’administratrice en chef de la Santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a mis en garde1 contre les risques disproportionnés de la pandémie pour les Premières Nations. Celles-ci sont particulièrement à risque face à la pandémie, notamment dû à certaines conditions médicales préexistantes comme le diabète2, qui affecte jusqu’à 26%3 de la population dans certaines collectivités. Devant l’urgence d’agir, le gouvernement fédéral a mis à la disposition de ces communautés 305 millions de dollars pour lutter contre la COVID-19 ainsi qu’un fonds additionnel de 100 millions pour du matériel médical.

Des expert(e)s doutent que cet argent parviendra à combler le fossé entre les services offerts aux populations autochtones et allochtones : « Il y a un problème fondamental de discrimination [envers les peuples autochtones], qui peut être chiffré en fonction des services qui leurs sont accordés comparativement au reste de la population » explique Renée Dupuis, sénatrice indépendante et alliée de longue date des peuples autochtones du Canada. Selon elle, cet écart dans le financement exacerbe les risques de santé pour les Premières Nations face à la COVID-19. La surpopulation « sans commune mesure » des logements fournis par les conseils de bande, qui abritent parfois plusieurs familles sous un même toit, n’est qu’une des conséquences du sous-financement qui aurait un impact sur la propagation du virus.

Quand les chiffres parlent d’eux-mêmes

À titre d’exemple de l’écart de financement des services offerts entre les communautés autochtones et allochtones, un rapport4 publié en 2016 par le directeur parlementaire du budget (DPB), Jean-Denis Fréchette, conclut un déséquilibre de centaines de millions de dollars entre le financement accordé aux écoles autochtones et celui que reçoivent les réseaux provinciaux. Selon la formule de financement de l’Ontario, entre 21 000 $ et 25 000 $ sont accordés pour chacun des élèves, soit le double des 11 500 $ accordés par le ministère des Affaires autochtones du Nord Canada.

« Quand on voit les millions [de dollars] qui sont donnés aux autochtones, on a l’impression qu’ils reçoivent énormément d’argent. L’argent n’est pas donné dans le contexte de développement durable. […] Ces sommes servent à répondre aux besoins immédiats et ne permettent pas aux communautés de penser à long terme », déplore Édith Garneau, experte en gouvernance autochtone depuis plus de 25 ans. Elle pointe du doigt le financement « à la pièce » des infrastructures et des services offerts dans les communautés comme un obstacle à la mise en place de services efficaces et durables.

Des communautés mobilisées

La communauté de Pessamit n’est pas la seule à s’inquiéter des conséquences d’une éclosion du virus parmi ses résident(e)s : « Si jamais le virus entre dans la communauté, en quelques jours, ce serait fatal » , prévient Sipi Flamand, le vice-chef du Conseil des Atikamekw de Manawan. On ne veut pas en arriver là ». Cette inquiétude est alimentée par les conséquences socio-économiques du sous-financement des Premières Nations. Avec un Centre de santé qui n’a pas les ressources d’accueillir en permanence des personnes âgées, il est fréquent que les membres des familles de Manawan agissent comme proches aidant(e)s auprès de leurs aîné(e)s, augmentant les probabilités de contamination communautaire pour cette tranche de la population déjà hautement à risque.

Pour éviter que le virus fasse son entrée à  Manawan, la collectivité de 2134 résident(e)s a aussi mis en place une guérite à l’entrée de son territoire pour limiter l’accès aux centres urbains à ses résidents: « Nous devions faire cela pour assurer la sécurité des membres de la communauté. […] Les centres urbains sont un danger pour nous », affirme Sipi Flamand. Les places étant limitées au Centre de santé pour isoler de potentiels cas du reste de la communauté, les autorités de Manawan ont réquisitionné une auberge qui accueille habituellement des touristes. « Pour l’instant, personne n’y est logé », affirme le vice-chef.

Malgré la similitude des mesures mises en place à Pessamit et à Manawan, qui se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres l’une de l’autre, Sipi Flamand explique que toutes les collectivités sont indépendantes de prendre les mesures qui assurent la sécurité de leurs membres. Il précise toutefois que l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) coordonne les discussions entre les différentes communautés quant aux besoins supplémentaires que celles-ci pourraient avoir si la situation s’aggravait.

Informer pour mieux protéger

« Que ce soit dans le cas de la COVID-19 ou d’autres grandes crises, il faut que l’information puisse circuler », affirme Édith Garneau. Celle qui a travaillé avec des Premières Nations à travers le Québec estime que la communication entre les conseils de bande et leurs résident(e)s est inhérente à une gestion efficace de la crise, ce qui n’était pas toujours le cas dans le passé. « Ce qu’on voit maintenant, ce sont des communautés qui font état de la situation à presque tous les jours, explique la spécialiste. La transparence est beaucoup plus impressionnante qu’elle l’aurait été il y a 20 ans ».

Des Premières Nations à travers le Québec confirment les dires de la spécialiste: la communauté innue de Uashat située à Sept-Îles, qui dénombrait quelques cas positifs à la Covid-19 au courant du mois d’avril, diffuse plusieurs fois par semaine sur sa page Facebook des bulletins d’information sur l’évolution de la contagion. À Mashteuiatsh, une collectivité innue située aux abords du Lac St-Jean, le chef Clifford Moar fait le point sur la situation dans un bulletin radiophonique diffusé deux fois par semaine. Même son de cloche du côté de Manawan et de Pessamit, où les médias sociaux servent à tenir les résident(e)s informé(e)s sur les récents développements.

Déconfiner et avancer

La hâte des résident(e)s de Pessamit était palpable le 25 avril dernier lorsque la permission de sortir du territoire a été annoncée à partir de la semaine suivante selon des plages horaires limitées. Quelques minutes avant le début de la première plage horaire, une file de voitures attendait patiemment que la guérite libère le passage, permettant ainsi aux résident(e)s d’aller faire l’épicerie ailleurs que dans les trois dépanneurs de la communauté. Marie-Louise Picard était heureuse d’être allée dans une épicerie pour la première fois depuis des semaines : « Les gens respectaient la distanciation sociale ; je me sentais en sécurité », se réjouit-elle.

Alors que plusieurs5 se questionnent sur les conséquences à long terme de la crise actuelle, la sénatrice Renée Dupuis la voit comme un possible vecteur de changement pour la situation des communautés autochtones du Canada : « Il faut donner aux interlocuteur(trice)s autochtones les moyens de définir des objectifs à long terme et arrêter de négocier à la pièce. […] Une occasion comme cette crise peut pousser des changements en profondeur. […] L’échec de notre système tel qu’on l’a appliqué est tel que ça prend quelque chose de majeur qui nous donne une direction différente et qui s’accompagne d’un échéancier financier », insiste-t-elle.  « Il faut se permettre de sortir de l’échec et donner de l’espoir », conclut la sénatrice.

La stratégie de prévention de la contagion chez les Premières Nations a été efficace jusqu’à présent au Québec : au moment de publier ces lignes, Emma Trapper de Montréal était la seule personne autochtone à être décédée de la COVID-19 et aucun décès à l’intérieur des communautés n’avait été enregistré. Les autochtones du Québec dénombrent 35 cas positifs à la COVID-19, un nombre inférieur aux cas répertoriés chez cette population en Alberta, en Colombie-Britannique, en Ontario et en Saskatchewan. Alors que le Québec est l’épicentre de la pandémie canadienne, les mesures drastiques mises en place par les Premières Nations au Québec semblent avoir bel et bien réussi à limiter la contagion de cette première vague de la pandémie.

CRÉDIT PHOTO: Flickr/ Alanah Heffez

  1. Kirkup, K. 2020. « ‘Are we a top priority’ : How Indigenous communities are bracing for coronavirus ». Globe and Mail. En ligne, paru le 22 mars 2020. https://www.theglobeandmail.com/canada/article-are-we-a-top-priority-how-indigenous-communities-are-bracing-for/. Consulté le 20 avril 2020.
  2. « COVID-19 : les risques pour les personnes vivant avec le diabète ». Diabète Québec. En ligne, paru le 7 mai 2020. https://www.diabete.qc.ca/fr/actualites/nouvelles/covid-19-les-risques-pour-les-personnes-vivant-avec-le-diabete/. Consulté le 9 mai 2020.
  3. B. Harris, S. et autres. 2013. « Le diabète de type 2 chez les Autochtones ». Canadian Journal of Diabetes. En ligne, paru le 1er octobre 2013. https://www.canadianjournalofdiabetes.com/article/S1499-2671(13)00905-2/fulltext. Consulté le 29 avril 2020.
  4. « Le sous-financement flagrant des écoles dans les réserves autochtones ». Radio-Canada. En ligne, paru le 6 décembre 2016. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1004219/sous-financement-ecoles-reserves-autochtones-directeur-parlementaire-budget. Consulté le 22 avril 2020.
  5. Champagne, D. 2020. « Aurons-nous la sagesse ? ». Le Devoir. En ligne, paru le 28 mai 2020. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/579723/sortie-de-crise-environnement-aurons-nous-la-sagesse?fbclid=IwAR3HsmN5DzRZkDZLnv4JYDa8QznylB-RUX8_NPMuIy3kQFFLK0SAKDPHRjs. Consulté le 28 mai 2020.
Ces objets du quotidien qui refusent la souveraineté aux données

Ces objets du quotidien qui refusent la souveraineté aux données

Les technophiles savent ce que la nouvelle année annonce : le lancement d’une myriade de nouveautés technologiques. Que ce soit à travers des interfaces beaucoup plus discrètes1 ou l’intégration de plateformes connectées au sein d’une pluralité d’objets du quotidien, tels des réfrigérateurs2, des assainisseurs d’air3, les compagnies technologiques veulent s’immiscer dans toutes les sphères de la vie privée. Ces nouvelles avancées n’ont toutefois rien pour rassurer les défenseurs de la propriété des données.

L’introduction de technologies numériques omniscientes dans des objets du quotidien est plus réelle que jamais. Le phénomène est souvent désigné par le terme « Internet des Objets (IdO) » et est vu comme une composante importante de la révolution numérique en cours et à venir. Lei Jun, propriétaire de Xiaomi, entreprise chinoise pionnière dans la fabrication d’objets connectés, avait présenté4 sur son blogue l’été dernier une vision du monde où l’omniprésence de ces objets connecterait l’entièreté des ménages d’une nation. Sa prédiction fait son bout de chemin : les plus récents réfrigérateurs connectés5 analysent la nourriture qui s’y trouve pour ainsi proposer à leur propriétaire des recettes possibles avec ces ingrédients. 

« Ces avancées technologiques existent pour faciliter la vie des utilisateurs [et des utilisatrices] ainsi que pour augmenter leurs capacités et leur efficacité » affirme la docteure Darine Ameyeb, chercheuse postdoctorale en intelligence artificielle à l’École de technologie supérieure de Montréal. Mme Ameyed soulève un argument qui pourrait faire hésiter certains adeptes de l’Internet des Objets (IdO) : « Pour le moment [les entreprises qui offrent ces services] se soucient beaucoup plus de leurs intérêts que de l’intérêt du bien commun. » 

Les récents scandales entourant les appareils connectés et l’utilisation des données qu’ils produisent viennent consolider l’affirmation de Darine Ameyeb : « Les objets connectés permettent la collecte en temps réel et de façon extrêmement précise de données sur une grande variété de points d’information des utilisateurs [et des utilisatrices] », explique la chercheuse. Ces « données résiduelles » ne sont pas essentielles au bon fonctionnement des interfaces, mais les fabricants les accumulent tout de même, souvent à l’insu des utilisateurs et des utilisatrices.

L’entreprise We Vibe, qui offre des jouets sexuels capables d’être déclenchés à distance, avait fait les manchettes6 en 2017 après que la justice américaine l’a reconnue coupable de la collecte et du stockage de données de ses client·e·s sans que ceux-ci et celles-ci en soient informés. Les adresses IP, les fréquences d’utilisations ainsi que des données de température du corps étaient stockées dans les serveurs de l’entreprise. En plus de la récolte illégale de ces informations, des failles dans la sécurité de l’application permettant de prendre le contrôle du vibromasseur avaient aussi été décelées.

Transparence sans régression

« La technologie a toujours fait partie de l’expérience humaine et nous sommes devenus qui nous sommes grâce à elle », indique la professeure au Département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal, Débora Krischke Leitao. La professeure, dont les recherches portent sur les enjeux du numérique, reconnaît toutefois que des questions se posent. Elle dénonce notamment la façon dont les utilisateurs adhèrent aux différentes plateformes, à travers des « Termes et conditions » que personne ne prend le temps de lire. Selon elle, l’adhésion aveugle à ces termes beaucoup trop longs à lire contribue aux dérives. Une étude7 a démontré que pour lire toutes les politiques de confidentialité auxquelles un usager ou une usagère adhère chaque année, il faudrait lire en moyenne huit heures par jour, pendant 76 jours.

Darine Ameyed, qui travaille elle-même sur des projets d’intelligence artificielle permettant la collecte de données en temps réel, s’indigne lorsque celles-ci sont récoltées à l’insu de l’utilisateur ou de l’utilisatrice : « La récolte de ces données devrait être une décision sociétale, et non seulement entre les mains d’intérêts privés » réclame la chercheuse. Elle insiste pour que la transparence soit l’épicentre d’une saine relation entre l’utilisateur ou l’utilisatrice et les grandes entreprises technologiques. Toutefois, celles-ci se sont avérées extrêmement réticentes à les informer de la collecte de ces informations.

Autres dérives

Il ne suffit qu’à penser au lien étroit entre Pokémon Go et Google8, l’affaire Cambridge Analytica, le microphone caché9 dans l’assistant personnel Google Nest pour s’interroger sur les réelles intentions de ces grandes entreprises technologiques.

Le jeu Pokémon Go a marqué un tournant dans l’utilisation des données générées par une application. La compagnie Niantic, fondée par l’ancien employé de Google John Hanke, avait conclu des ententes avec plusieurs entreprises, notamment Starbucks et McDonald’s, dirigeant les utilisateurs et utilisatrices de l’application à la recherche de Pokémons vers ces restaurants. En récoltant les données de localisation des joueurs et joueuses, Niantic savait combien de personnes étaient allées dans ces commerces grâce à son jeu. Pour chaque joueur ou joueuses entrant dans ces restaurants, l’entreprise recevait un montant, empochant ainsi des millions10 de dollars en influençant les allées et venues de ses utilisateurs et utilisatrices.

Conscientisation, législation

La professeure Débora Krischke Leitao affirme que la conscientisation des utilisateurs et utilisatrices face aux enjeux d’un monde hyperconnecté passe par la mise en lumière de tels scandales : « L’éducation [sur ces enjeux] est importante, mais ce n’est pas assez pour éviter toutes les dérives » affirme la professeure de sociologie. Elle croit qu’une certaine forme de législation quant à la collecte de telles données est nécessaire, sans toutefois devenir trop stricte.

Un avis qui fait écho à l’opinion de la chercheuse Darine Ameyed : « La législation est un couteau à double tranchant », avise-t-elle. Bien qu’elle considère que la mise en place d’une législation est nécessaire, tel le Règlement général sur la protection des données (RGDP) en Europe, elle met en garde contre une réglementation trop stricte qui empêcherait de partager des données contribuant à l’amélioration des services. Selon elle, certaines données ont avantage à être partagées, mais l’utilisateur ou l’utilisatrice doit être informé quant à l’utilisation de celles-ci.

Éducation

Cette conscientisation vis-à-vis de l’importance de l’éducation des enjeux liés numérique fait lentement son chemin à travers le réseau scolaire québécois. L’Université Laval a mis en place l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique, ayant pour objectif de favoriser l’innovation et l’utilisation responsable de ces nouvelles technologies ainsi que de recommander des améliorations aux normes et aux lois en vigueur pour promouvoir une utilisation responsable du numérique. L’observatoire n’a toutefois pas encore fait de recommandations auprès du gouvernement pour encadrer l’accès aux données personnelles des utilisateurs connectés.

Les notions liées à la citoyenneté numérique sont quant à elles absentes du curriculum actuel du Ministère de l’Éducation. Certaines solutions sont cependant mises en avant : un professeur à l’École d’éducation internationale de McMasterville, Nicolas Ouellet, a décidé de pallier ce manque. « J’ai pris sur moi la tâche d’aborder ces questions en créant Questions internationales », un cours offert aux élèves de 5e secondaire qui aborde divers enjeux liés au numérique. Jérôme Abran, un élève qui suit le cours, estime que les notions apprises lui permettent d’être plus alerte quant à son utilisation du numérique et propose que toutes les écoles doivent adopter une telle formation.

Connectivité et vie privée, incompatible?

Les dérives en matière de sécurité et d’utilisation des données qui assombrissent l’industrie des objets connectés ne signifient toutefois pas qu’il est impossible d’utiliser ces appareils en toute sécurité. Darine Ameyed maintient que les appareils comme tels ne sont pas le problème : c’est la gestion et l’accessibilité des données cumulées entre les mains d’entreprises privées qui est problématique.

La chercheuse explique qu’il est possible de connecter certains appareils à un réseau local, celui-ci n’étant pas connecté à Internet. Ce type de réseau est contrôlable à partir d’un petit ordinateur, tel un Raspberry Pi, mais ne permet toutefois pas le contrôle à distance. C’est donc que, dans la situation actuelle, avoir accès à toutes les fonctionnalités de cette myriade de nouvelles technologies, c’est faire une croix sur une partie de sa vie privée.

Crédit photo : Pixabay

1 Dave Priest, « These smart displays are beautiful », CNET, 6 janvier 2020. www.cnet.com/videos/these-smart-displays-are-beautiful/.

2 Sami Lee, « Samsung and LG go head to head with AI-powered fridges that recognize food », The Verge, 2 janvier 2020. www.theverge.com/2020/1/2/21046822/samsung-lg-smart-fridge-family-hub-in….

3 Christopher Close, « CES 2020: OneLife PureOne Air Purifier has a filter that can be thrown in the dishwasher », iMore, 10 janvier 2020. www.imore.com/ces-2020-onelife-pureone-air-purifier-has-uses-filter-can-….

4 AJ Cortese, « Xiaomi Announces its ‘Mi Home’ – AIoT Smart Home Initiative », Pandaily, 12 juin 2019. pandaily.com/xiaomi-announces-its-mi-home-aiot-smart-home-initiative/.

5 Andrew Gebhart, « Bosch’s fridge with food recognition might make me actually want a smart kitchen », CNET, 9 janvier 2020. www.cnet.com/news/boschs-fridge-with-food-recognition-might-make-me-actu….

6 Pierrick Labbe, « Le fabricant de We Vibe condamné pour collecte de données », objetconnecte.net, 15 mars 2017. www.objetconnecte.net/we-vibe-sextoy-condamnation-1503/.

7 Keith Wagstaff, « You’d Need 76 Work Days to Read All Your Privacy Policies Each Year », Time, 6 mars 2012. techland.time.com/2012/03/06/youd-need-76-work-days-to-read-all-your-privacy-policies-each-year/.

8 Don Reisinger, « How Google Is Quietly Benefiting From Pokémon Go’ Success », Fortune, 12 juillet 2016. fortune.com/2016/07/12/google-pokemon-go/.

9 Zack Whittaker, « Google says Nest’s secret microphone was ‘never intended to be a secret’ », TechCrunch, 20 février 2019. techcrunch.com/2019/02/20/nest-secret-microphone/.

10 Josh Constine, « Pokémon GO reveals sponsors like McDonald’s pay it up to $0.50 per visitor », TechCrunch, 31 mai 2017. techcrunch.com/2017/05/31/pokemon-go-sponsorship-price/.