Que signifie « Siggi » ?

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« Siggi » est un des surnoms de Siegfried Kracauer (1889-1966), un intellectuel juif-allemand notamment connu pour ses feuilletons, de courts textes publiés dans les journaux de l’entre-deux-guerres, à mi-chemin entre la sociologie, le reportage et la littérature. Le titre de ce magazine est en quelque sorte un hommage à sa démarche d’écriture.

Qui sommes-nous?

Siggi est un collectif large basé à Montréal, dont les liens s’étendent jusqu’en Allemagne. Ses membres ont en commun un intérêt pour une écriture sociologique libre, amusante et réflexive. La gestion au jour le jour du magazine est assurée par Barbara Thériault et Jules Pector-Lallemand.

Siggi est édité par L’Esprit libre, qui coordonne la distribution, l’impression et la vente. Ce dernier épaule également le comité éditorial dans l’élaboration des numéros et la relecture.

 

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Appel de texte

Siggi contacte directement des sociologues de tous horizons pour élaborer ses numéros. Il arrive cependant que le comité éditorial accepte des propositions non-sollicitées. Celles-ci doivent être tirées de terrains d’enquête en sciences sociales ou à tout le moins de situations concrètes vécues par l’auteur·rice.

Les réflexions sans fondements empiriques, les commentaires sur l’actualité, les articles de vulgarisation scientifique ou même les travaux scolaires ne sont pas publiés.

Siggi est avant tout un projet d’écriture. Les courts textes (500 à 1200 mots) qui y sont publiés s’inspirent du « feuilleton sociologique », un genre à mi-chemin entre le reportage, la littérature et la sociologie. Vous trouverez un guide de rédaction pour écrire dans Siggi ici.

Numéro 13 : la mauvaise humeur

Date limite : vendredi 15 mai 2026

« Ça me prend ici », dit une femme à une sociologue en se saisissant la gorge. La nuit, elle est assise dans son salon à repasser sa vie. Elle dit faire de véritables crises de colère. « Le soir, je regarde les infos et je m’énerve terriblement », dit un homme, alors qu’il parle à la même sociologue. À propos de quoi? De la disparition de places de stationnement et de la politique internationale. L’agitation décrite s’accompagnait souvent d’un souhait : « Ne pas devenir comme ça. » La femme et l’homme s’inquiètent de devenir de vieux râleurs. Cela ne rend pas attirant, disent-ils. Dans un quotidien rempli d’humeurs fragiles, dans les transports en commun, en passant par l’industrie des services jusqu’à la politique, où plusieurs d’entre nous fournissent un effort pour maintenir un vernis de civilisation, il n’est pas aisé de contenir son humeur et de ne pas gâcher celle des autres, de faire des victimes de la mauvaise humeur.

Envoyer vos propositions à : siggi@lespritlibre.org

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CONTACT

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